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La population de tigres du Népal augmente — et avec elle, le défi d’une cohabitation harmonieuse

La population de tigres du Népal augmente — et avec elle, le défi d’une cohabitation harmonieuse
Illustration générée par IA

Bonnes nouvelles · Article thématique

En 2022, le nombre de tigres à l’état sauvage recensés au Népal était près de trois fois celui de 2009. Ce succès repose sur la protection des habitats, la connectivité des paysages et la collaboration avec les communautés locales. Cette évolution est encourageante, mais elle exige un second critère de réussite : les personnes qui vivent aux côtés des tigres doivent, elles aussi, être en sécurité et pouvoir bénéficier de la protection de la nature.

Les résultats de l’enquête nationale

L’enquête nationale sur les tigres et leurs proies menée au Népal en 2022 a estimé la population à 355 tigres à l’état sauvage. En 2009, le chiffre de référence était d’environ 121 individus. Cela représente une augmentation de plus de 190 pour cent. Selon le WWF, l’étude a couvert quelque 18 928 kilomètres carrés et mobilisé d’importants moyens humains sur le terrain. Il ne s’agit donc pas simplement d’une compilation d’observations particulièrement réjouissantes, mais du résultat d’une enquête nationale systématique. Les effectifs des populations d’animaux sauvages doivent néanmoins toujours être considérés comme des estimations scientifiques. Le constat le plus solidement étayé est celui d’une évolution nettement positive sur une période prolongée. Le Népal a ainsi montré qu’une population de grands félins soumise à de fortes pressions peut retrouver des effectifs sensiblement plus élevés lorsque les conditions s’y prêtent.

Pourquoi habitats et communautés doivent être envisagés ensemble

Le WWF attribue cette hausse à la protection d’habitats essentiels pour les tigres et des corridors qui les relient, aux mesures de lutte contre le braconnage ainsi qu’à la collaboration avec les communautés locales. Cette combinaison est déterminante : les tigres ont besoin non seulement de zones de refuge, mais aussi de proies en quantité suffisante et de liaisons fonctionnelles entre les territoires. Or, des populations humaines vivent également au sein de ces paysages et à leurs abords. Les programmes de protection qui ignorent leurs besoins peuvent engendrer de nouveaux conflits. Au Népal, l’ensemble des mesures décrites comprend donc aussi l’indemnisation des pertes de bétail dues à la prédation et un accompagnement visant à réduire la dépendance aux ressources des aires protégées. De telles approches ne font pas automatiquement disparaître les conflits. Elles reconnaissent toutefois que le rétablissement réussi d’une population exige davantage qu’une simple hausse du nombre d’animaux. Pour les personnes concernées, la protection à long terme doit être viable dans la pratique et sa logique doit être compréhensible.

L’augmentation du nombre de tigres n’est pas le seul indicateur de réussite

Une question revient souvent chez les lecteurs : la cohabitation devient-elle plus dangereuse lorsque le nombre de grands prédateurs augmente ? Le WWF souligne explicitement que la coexistence en toute sécurité demeure un défi majeur. Une population croissante de tigres peut aggraver les conflits si les habitats, la disponibilité des proies et les mesures de protection ne suivent pas. C’est pourquoi les évaluations futures devraient prendre en compte, au-delà des effectifs animaux, la sécurité de la population, la fiabilité du soutien apporté après des dommages et la qualité des connexions entre les habitats. L’augmentation documentée reste un succès important, car elle montre qu’une action coordonnée en faveur d’une espèce menacée peut porter ses fruits. Elle ne constitue toutefois pas un aboutissement définitif. La prochaine phase consiste à consolider ce rétablissement de manière à ce que les populations humaines n’en supportent pas seules les coûts. La protection de la nature est particulièrement convaincante lorsque les progrès écologiques et les réalités quotidiennes des communautés voisines sont pris en compte conjointement.

Sources et informations complémentaires

Rédigé avec l’aide de l’IA à partir des sources citées, dans une formulation originale. Le texte distingue les résultats de recherche, les prototypes techniques et les connaissances établies. Cet article thématique n’est pas une actualité du jour.

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